Véritables stations d’épuration de l’organisme, les reins jouent un rôle vital. Chaque jour, ils filtrent des centaines de litres de sang afin d’éliminer les toxines, réguler la pression artérielle, équilibrer les minéraux et aussi et produisent certaines hormones indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.
Or lorsque l’on fume, chaque bouffée de cigarette libère dans le sang de nombreuses substances toxiques tels que de la nicotine, du monoxyde de carbone et d’autres métaux lourds avant d’être filtrés par les reins. Ces composés perturbent ce mécanisme, provoquant un rétrécissement des artères, une diminution de l’apport en oxygène ainsi qu’une inflammation progressive des tissus.
Quels sont les risques ?
Le tabac augmente significativement :
- L’aggravation d’une hypertension artérielle, elle-même facteur majeur de détérioration des reins ;
- La baisse progressive du débit de filtration rénale, pouvant conduire à une insuffisance rénale ;
- Le risque de maladie rénale chronique, nécessitant parfois une dialyse ou une greffe à un stade avancé ;
- La probabilité de développer un cancer du rein. Selon l’Inca, une personne qui fume multiplie par deux le risque d’en développer un par rapport à un non-fumeur.
Chez les personnes diabétiques ou hypertendues, l’impact est encore plus marqué. Le cumul des facteurs fragilise davantage les tissus rénaux. L’évolution peut rester discrète, sans symptôme évident au début. Les premiers signes tels qu’une fatigue inhabituelle, un gonflement des chevilles, une modification du volume ou de la fréquence des urines apparaissent souvent à un stade déjà avancé.
Arrêter de fumer ralentit la dégradation de la fonction rénale ! Un accompagnement médical et des solutions adaptées augmentent les chances de réussite. Préserver ses reins, c’est aussi protéger durablement l’équilibre de tout l’organisme.