Chaque année en France, 1 % des bébés naissent avec une cardiopathie congénitale, selon la Fédération Française de Cardiologie. Cette malformation du cœur ou de ses gros vaisseaux se forme le plus souvent au début de la grossesse, entre la troisième et la huitième semaine, période où se développe cet organe vital. Si certaines anomalies se corrigent avec la croissance, d'autres nécessitent une prise en charge médicale rapide.
On distingue deux grandes catégories
Les cardiopathies cyanogènes qui entraînent une mauvaise oxygénation et une coloration bleutée de la peau.
- La tétralogie de Fallot regroupe quatre anomalies distinctes à savoir, un rétrécissement de la voie pulmonaire, un trou entre les ventricules, une aorte « déplacée » et un épaississement du ventricule droit.
- La transposition des gros vaisseaux correspond à une inversion entre l’aorte et l’artère pulmonaire. Cette anomalie constitue une urgence vitale nécessitant une intervention rapide après la naissance.
Les cardiopathies non cyanogènes
Ici, le sang reste oxygéné mais circule mal
- Les communications anormales entre les cavités : deux régions du cœur ne devant normalement pas être reliées communiquent par un trou dans la paroi cardiaque. On distingue la communication interauriculaire (CIA) entre les oreillettes, et la communication interventriculaire (CIV) entre les ventricules.
- Le canal artériel persistant : durant la vie fœtale, ce petit canal relie l'artère pulmonaire à l'aorte puis se résorbe naturellement quelques jours après la naissance. Lorsqu'il persiste, il empêche le bon fonctionnement du cœur et entraîne une hypertension artérielle pulmonaire.
- Les rétrécissements, ou « sténoses » : plus étroites les artères, les veines ou les valves cardiaques, freinent la circulation du sang. Le cœur doit alors fournir un effort supplémentaire pour assurer la circulation sanguine. Dans les formes les plus sévères, cette surcharge peut conduire à l’apparition d’un cyanogène.
Grâce aux progrès de la recherche, différents traitements (chirurgicaux ou médicamenteux) sont proposés selon le type de malformation dépisté, afin d'améliorer le pronostic, la fonction cardiaque et la qualité de vie des enfants concernés.