Longtemps considérée comme une affection gynécologique touchant uniquement les femmes adultes, l’endométriose concerne pourtant près d’une femme sur dix en âge de procréer et peut apparaître dès l’adolescence. Si les symptômes apparaissent parfois dès la puberté, ils restent encore trop souvent banalisés ou confondus avec de simples douleurs menstruelles. Certains signes doivent pourtant inciter à consulter afin d’éviter un retard de diagnostic et de prise en charge.
Cinq symptômes évocateurs :
- Des règles très intenses et invalidantes qui ne sont pas soulagées par les traitements antalgiques habituels ;
- Des crampes pelviennes persistantes avant, pendant ou même après les menstruations ;
- Des douleurs abdominales ou lombaires qui perturbent les activités quotidiennes ;
- Une fatigue importante, parfois associée à des troubles digestifs comme des ballonnements, de la diarrhée, des nausées ou des vomissements ;
- Une gêne ou des brûlures lors de la miction ;
- Des maux de ventre fréquents.
Pourquoi un repérage précoce compte
Sans accompagnement, les douleurs impactent fréquemment la scolarité, la pratique sportive ou la vie sociale. Elles affectent aussi le sommeil, la concentration ainsi que le bien-être psychologique.
Lorsque les menstruations deviennent particulièrement invalidantes et perturbent le quotidien, il est important de consulter un professionnel de santé afin d’identifier l’origine de ces symptômes.
Le diagnostic repose généralement sur :
- Un interrogatoire médical détaillé : il vise à évaluer la nature de ces manifestations, leur intensité, leur fréquence et leur impact sur la vie quotidienne ;
- Un examen clinique : réalisé par le médecin ou le gynécologue, il consiste à rechercher d’éventuels signes évocateurs de la maladie ;
- Des examens d’imagerie comme l’échographie pelvienne ou l’IRM : ces clichés aident à déceler certaines lésions et à préciser le diagnostic.
Une écoute attentive des symptômes et un dialogue ouvert avec les jeunes filles aident à repérer plus tôt la maladie et à améliorer leur qualité de vie.