Parler d’intestin, de selles et de dépistage reste encore tabou. Pourtant, chaque année, le cancer colorectal touche près de 47 000 personnes et provoque environ 17 000 décès. Plus alarmant encore : deux Français sur trois âgés de 50 à 74 ans ne réalisent pas le test de dépistage pourtant gratuit et simple. Résultat, un cancer sur deux est découvert trop tard, alors qu’un diagnostic précoce permet une guérison dans 90 % des cas. À l’occasion de Mars Bleu, les autorités sanitaires rappellent que l’enjeu est avant tout préventif : lever les tabous pour sauver des vies.
Le dépistage, un réflexe à adopter de toute urgence
Gêne, oubli, minimisation du risque… ces freins retardent le diagnostic. Pour les lever, la Ligue contre le cancer a choisi un slogan volontairement choc – « Va chier » – afin de provoquer un électrochoc, une prise de conscience et pousser les personnes à passer à l’acte. Tout comme la surveillance de la tension, du cholestérol, la mammographie… le dépistage du cancer colorectal doit devenir un automatisme santé. Détecté tôt, le taux de survie à cinq ans atteint 90 %, contre seulement 14 % à un stade avancé.
Comment se faire dépister ?
Le test consiste en un simple prélèvement de selles, à effectuer tranquillement chez soi. Rapide, fiable et entièrement pris en charge par l’Assurance Maladie, il permet de repérer des lésions précancéreuses, un polype ou de détecter un cancer à stade très précoce. Une fois le test envoyé, les résultats sont accessibles en quelques jours, offrant une réponse rapide et rassurante, ou permettant une prise en charge précoce si nécessaire.
N’attendez pas les symptômes pour réagir ! Parlez-en dès maintenant à votre pharmacien ou à votre médecin traitant.