Au fil de la journée, notre mémoire fluctue et favorise l’apparition de petits oublis passagers. La fatigue, le stress, la charge mentale, le manque de sommeil mais aussi les effets secondaires de certains médicaments comme les anxiolytiques ou une carence nutritionnelle (vitamines B, fer, oméga-3) peuvent en être à l’origine.
Ces trous de mémoire occasionnels disparaissent généralement avec du repos et une meilleure hygiène de vie. Mais il arrive qu’ils persistent, s'aggravent ou impactent significativement le quotidien. Ces manifestations ne doivent pas être ignorées ! Elles révèlent parfois une pathologie cognitive comme la maladie d’Alzheimer ou un trouble neurologique débutant.
Quand faut-il s’inquiéter ?
Certains signes doivent attirer l’attention, car ils ne relèvent plus de simples oublis :
- Des pertes de mémoire fréquentes concernant des événements récents ou des conversations importantes ;
- Des difficultés croissantes à réaliser des tâches habituelles ;
- Une désorientation dans le temps ou l’espace ;
- Des propos qui deviennent incohérents ou une recherche de mots de plus en plus marquée ;
- Des changements de comportement ou des troubles de l’humeur associés.
Quand les manifestations s’installent, un avis médical devient nécessaire
Lorsque les oublis deviennent fréquents ou gênants, un rendez-vous chez le médecin traitant s’impose afin de réaliser une première évaluation. Celui-ci vous interrogera sur vos symptômes, vos traitements en cours, votre mode de vie et vous proposera, si nécessaire, des examens complémentaires à effectuer (bilan sanguin, tests cognitifs, etc.).
En fonction des résultats, une orientation vers un spécialiste, comme un neurologue ou un gériatre, peut être envisagée. Cette démarche vise à poser un diagnostic précis, à mettre en place un suivi adapté et à préserver durablement les fonctions cognitives.
Repérer les signes et en parler sans attendre sont essentiels !