Après l’analyse de 3 000 études durant deux ans, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié le 4 février dernier un état des connaissances sur le vapotage. Si la vape constitue une alternative nettement moins dangereuse que la cigarette fumée, elle n’est pas pour autant sans conséquence.
Des effets possibles sur la santé
Les experts évoquent des impacts possibles à moyen et long termes : une augmentation de la pression artérielle, des atteintes respiratoires, des pathologies cardiovasculaires, voire des risques cancérogènes, même sans nicotine. Chez la femme enceinte, une exposition in utero pourrait affecter le développement fœtal. La distinction entre les conséquences propres au vapotage et celles liées au tabagisme antérieur demeure toutefois complexe.
Un outil de sevrage
En 2023, 8,3 % des 18-75 ans vapotaient, dont 6 % quotidiennement. Parmi eux, 98 % sont fumeurs actuels ou anciens fumeurs. Pour les spécialistes en addictologie, la vape représente un levier de réduction des dommages. L’absence de combustion réduit l’exposition aux substances toxiques responsables des 75 000 décès annuels liés au tabac en France. Lorsque l’arrêt complet est trop difficile, l’usage de la vape constitue aussi, pour certains ex-fumeurs, un moyen efficace de prévenir les rechutes, à condition qu’il soit transitoire.
Si la cigarette électronique représente une étape vers l’arrêt du tabac, elle ne doit jamais être banalisée.