L’anévrisme cérébral correspond à une dilatation anormale de la paroi d’une artère du cerveau. Fragilisée par la pression sanguine, cette zone forme progressivement une petite poche, le plus souvent silencieuse passant totalement inaperçue dans la majorité des cas. Cependant, certaines personnes présentent davantage de risques : hypertension artérielle, tabagisme, consommation excessive d’alcool, prédisposition familiale ou maladies vasculaires.
Quand il ne se rompt pas
Quand l’anévrisme grossit sans se rompre, il peut comprimer des structures voisines et entraîner :
· des maux de tête inhabituels,
· une douleur derrière l’œil,
· une vision trouble ou double,
· une paupière tombante,
· voire des troubles de l’équilibre ou de la parole.
Ces signes restent rares mais nécessitent un avis médical rapide afin d’éviter toute complication.
La rupture, une urgence absolue
Lorsque l’anévrisme se rompt, il provoque une hémorragie cérébrale brutale. Le symptôme le plus typique ? Un mal de tête extrêmement violent, souvent décrit comme « le pire de sa vie ».
D’autres signes peuvent s’y associer :
· raideur de la nuque ;
· sensibilité à la lumière ;
· troubles de la parole ;
· perte de connaissance ;
· paralysie ou convulsions.
Face à ces symptômes, appelez immédiatement les secours, le 15 ou le 112. Une prise en charge rapide est essentielle pour limiter les séquelles.
Arrêter le tabac, surveiller sa tension artérielle, limiter l’alcool et adopter une bonne hygiène de vie contribuent à protéger les vaisseaux sanguins. En présence d’antécédents familiaux, un dépistage peut parfois être envisagé.