Selon le Club des Cardiologues du Sport, l’examen s’impose davantage chez l’homme dès 35 ans, chez la femme après 45 ans. À cet âge, tabagisme, sédentarité, excès pondéral, diabète ou hypertension s’additionnent. Or, le muscle cardiaque dépend des artères coronaires, susceptibles de se rétrécir, voir se boucher. Moins irrigué, il peine à soutenir l’effort. Ce test permet de révéler une anomalie de vascularisation ou un trouble du rythme.
Un bilan fonctionnel complet
Fréquence cardiaque, tension artérielle, électrocardiogramme (ECG), échanges gazeux (c’est-à-dire la consommation d’oxygène et le rejet du gaz carbonique.) : tout est scruté. La mesure du VO₂max, exprimée en ml/min/kg, reflète la capacité à utiliser l’oxygène. Grâce à ces indicateurs, le test à l’effort met en évidence une éventuelle insuffisance coronarienne ou un trouble du rythme. Il précise aussi l’origine d’une douleur thoracique ou d’un essoufflement inhabituel.
Un indicateur de santé globale
Plus la VO₂ max est élevée, meilleure est l’endurance. À l’inverse, une valeur basse constitue un signal d’alerte, notamment chez la personne âgée, ou bien elle peut prédire une perte d’autonomie. En analysant la réponse tensionnelle, ce test permet également de contrôler un stimulateur cardiaque ou de suivre un patient après pose de stent, un pontage ou une greffe.
En somme, le test à l’effort ne se limite pas au diagnostic. Il éclaire votre état de forme, protège votre capital cardiovasculaire et accompagne vos objectifs, à tout âge.