Changer de couleur, passer du brun au blond platine, couvrir des cheveux blancs, raviver une nuance… À La maison comme en salon, la coloration capillaire fait partie des habitudes beauté les plus répandues. Pourtant dans son bulletin d’avril 2026, l’Anses appelle à la prudence. Entre 2019 et 2025, 124 effets indésirables ont été signalés au dispositif de cosmétovigilance. Les formules temporaires ou sans oxydation, souvent perçues comme plus douces, ne sont pas totalement exemptes de risque.
Des réactions parfois impressionnantes
Les atteintes concernent surtout le cuir chevelu : brûlures, démangeaisons intenses, rougeurs, eczéma, chute de cheveux. Le visage peut également réagir avec des gonflements, œdèmes ou sensations de chaleur. Plus rarement, des troubles respiratoires traduisent une allergie aiguë, pouvant engager le pronostic vital.
Les bons réflexes avant application
L’Anses recommande de signaler tout antécédent de réaction, même en salon. À la maison, mieux vaut lire attentivement la notice, respecter le temps de pose et éviter toute teinture si le cuir chevelu est irrité, sensible ou abîmé. En cas de symptôme inhabituel, il faut rincer immédiatement, arrêter le produit et demander un avis médical. Conserver l’emballage pendant un mois, il sera utile en cas de symptôme inattendu.
Une vigilance renforcée
L’alerte rappelle une évidence ! Un produit cosmétique n’est pas forcément sans risque. Bien utilisé, il reste un allié beauté. Mal toléré, il peut devenir source de complications.
Un geste beauté, oui. Mais jamais sans précaution.