L’infertilité concerne aujourd’hui plus de trois millions de Français ! Alors que le nombre de naissances a atteint son niveau le plus bas depuis 1946, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a présenté le 5 février dernier, un programme structuré afin d’agir sur plusieurs leviers : une sensibilisation plus précoce, une information plus claire et un meilleur accès aux soins.
Quatre axes majeurs structurent ce plan :
- Mieux informer et prévenir : un portail national de référence sera accessible afin de centraliser des informations fiables sur la fertilité à chaque âge de la vie. Un courrier d’information sera également envoyé à chaque Français dès l’âge de 29 ans afin de leur donner des repères sur l’évolution de la fertilité et les facteurs de risque associés, sans injonction ni presse sociale.
- Détecter et diagnostiquer plus précocement les troubles : la stratégie nationale mise en place pour lutter contre l’endométriose se poursuivra et la détection du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) sera renforcée.
- Améliorer et fluidifier les parcours de soins : le plan prévoit le déploiement de trente nouveaux centres d’autoconservation d’ici 2028, en complément des structures existantes, ainsi qu’un système d’information national pour mieux gérer les dons de gamètes.
- Faire progresser la recherche : des appels à projets seront déployés. Le suivi épidémiologique sera également consolidé afin de mieux comprendre les causes de l’infertilité afin d’adapter les politiques publiques dans la durée.
En parallèle, d’autres actions ont été mises en place pour renforcer la santé périnatale et maternelle, assurant une continuité entre prévention, conception et suivi de grossesse grâce à une prise en charge plus globale.
En misant sur l’information précoce, l’anticipation et un accès facilité aux soins, le plan contre l’infertilité 2026 ambitionne de faire évoluer l’approche de la fertilité en France : moins taboue, mieux comprise, plus accompagnée.