Cancers du col de l’utérus, de l’endomètre, de l’ovaire, plus rarement de la vulve ou du vagin… Chaque année, plus de 18 000 femmes sont touchées par un cancer gynécologique en France. Si certaines de ces maladies sont assez bien identifiées, d’autres restent méconnues – alors qu’elles peuvent être graves, douloureuses et bouleverser profondément l’intimité des femmes.
Des maladies encore trop silencieuses
Ces cancers se distinguent par des symptômes souvent discrets : douleurs abdominales, saignements inhabituels, ballonnements persistants, troubles de la sexualité et de la fertilité. Souvent banalisés, ces signaux entraînent un retard de consultation et donc un diagnostic plus tardif, réduisant les chances de guérison.
L’importance du dépistage et de la prévention
SI parmi les cancers gynécologiques, celui du col de l’utérus est le plus souvent cité, il est aussi le seul à bénéficier d’un dépistage organisé : frottis cervico-utérin et/ou test HPV pour les femmes à partir de 25 ans, et d’une vaccination préventive contre le papillomavirus humain (HPV). Pourtant ce n’est pas le plus fréquent, avec plus de 3 000 nouveaux cas détectés tous les ans. Mais c’est le plus évitable.
Dans tous les cas, un suivi gynécologique régulier est important afin de détecter au plus tôt toute anomalie ou manifestation anormale au niveau d’une zone du corps. Aucun signe inhabituel ne doit être négligé, tous doivent faire l’objet d’un avis médical rapide.
Associations, professionnels de santé et patientes s’unissent durant ce mois de sensibilisation pour briser les tabous, encourager la prévention et promouvoir la recherche.