L’oxymètre, aussi appelé saturomètre, évalue la saturation en oxygène du sang (SpO₂). Cette mesure reflète l’efficacité des échanges respiratoires. Elle repose sur un principe biologique simple : l’hémoglobine contient quatre atomes de fer capables de fixer l’oxygène dans les poumons, pour ensuite redistribuer l’O₂ dans les tissus. Sauf qu’au fil de son parcours dans le corps, cette saturation diminue. Les organes reçoivent moins d’oxygène, ce qui peut entraîner une difficulté respiratoire ou circulatoire. Le pouls est quant à lui calculé en évaluant le sang qui s’échappe du doigt et celui qui y arrive.
Quand surveiller cette saturation ?
Cet appareil est particulièrement utile chez les personnes atteintes de maladies pulmonaires, cardiaques, lors d’infections respiratoires, d’asthme, de BPCO, d’un suivi post-COVID, en cas d’essoufflement inhabituel ou lors d’un contrôle médical à domicile.
Comment bien l’utiliser ?
C’est extrêmement simple. Il suffit de :
- S’installer au calme assis ou allongé, depuis au moins cinq minutes ;
- Choisir un index propre, chaud et sans vernis ni faux ongles, ni mains froides ;
- Retirer bagues ou bijoux pouvant gêner la circulation sanguine ;
- Placer l’oxymètre correctement sur l’extrémité du doigt, pulpe vers le haut ;
- Restez immobile, sans parler, pendant quelques secondes ;
- Attendre que les chiffres se stabilisent avant de lire le résultat.
Comment interpréter les chiffres ?
Une SpO₂ comprise entre 95 et 100 % est considérée comme normale chez un adulte en bonne santé. En dessous de 92 %, une consultation médicale s’impose, surtout en cas de symptômes. La fréquence cardiaque complète l’analyse, sans remplacer un examen clinique, et doit être étudiée selon l’âge et le contexte.
L’oxymètre est un outil de surveillance, pas un diagnostic ! Il reste utile pour suivre l’oxygénation, mais il ne remplace jamais un avis médical.