Maladie auto-immune chronique, le lupus évolue par phases d’accalmie et de poussées. S’il n’existe pas de traitement curatif, la prise en charge se construit dans le temps, avec des médicaments ajustés selon les symptômes, les organes touchés et l’intensité des épisodes inflammatoires.
L’hydroxychloroquine, traitement de fond
Le traitement de fond repose presque toujours sur l’hydroxychloroquine, sauf contre-indication. À l’origine utilisée contre le paludisme, elle réduit la fréquence des poussées et leur sévérité, en particulier dans les formes cutanées et articulaires. Une surveillance ophtalmologique est indispensable.
Les corticoïdes, sous surveillance
En phase aiguë, les corticoïdes sont prescrits à doses adaptées, parfois en perfusion dans les formes sévères, puis diminués progressivement. Efficaces, ils nécessitent toutefois une surveillance étroite en raison de leurs effets secondaires (prise de poids, hypertension, fragilité osseuse, troubles de l’humeur, infections).
Les immunosuppresseurs et les biothérapies dans les formes sévères
Quand le lupus atteint les reins, le cerveau ou résiste aux traitements habituels, des immunosuppresseurs peuvent être prescrits. Dans certains cas, des biothérapies comme le belimumab prennent le relais. Tous nécessitent un suivi médical étroit.
Un suivi global indispensable
Au-delà des médicaments, la prise en charge inclut prévention solaire, alimentation adaptée, vaccination et accompagnement éducatif. Chaque stratégie vise à stabiliser la maladie et améliorer la qualité de vie.
Bien conduit, le traitement du lupus permet aujourd’hui de mieux vivre avec la maladie et d’en freiner les complications.