La lutte contre le paludisme, une infection parasitaire transmise par des piqûres de moustiques infectés, repose depuis toujours sur la prévention des piqûres et les traitements prophylactiques (antipaludiques). Aujourd’hui, la vaccination vient compléter ces stratégies. Elle ne remplace pas les autres mesures, cependant elle renforce la protection complémentaire, notamment dans les zones les plus exposées.
Une vaccination ciblée et progressive
Deux vaccins (RTS,S et R21) ont été développés ces dernières années. Leur déploiement concerne en priorité, dans le cadre de programmes de santé publique, les enfants vivant dans des régions fortement touchées, en particulier en Afrique subsaharienne. Administrée dès les premiers mois de vie, cette vaccination nécessite plusieurs doses pour assurer une protection optimale et durable.
À ce jour, ces vaccins ne sont pas encore proposés aux voyageurs. Pour un séjour en zone à risque, les recommandations restent inchangées : protection contre les piqûres (sprays répulsifs, moustiquaires, vêtements couvrants…) et, si nécessaire, un traitement préventif prescrit avant le départ.
Quelle efficacité ?
La vaccination permet de réduire significativement les formes graves, les complications et le risque de décès. Son efficacité reste toutefois partielle, notamment en raison des différentes étapes de développement du parasite dans l’organisme, qui rendent sa neutralisation plus complexe.
Dans ce contexte, la vaccination constitue une avancée importante. Elle ouvre des perspectives encourageantes dans la lutte contre le paludisme.