Une infection nosocomiale correspond à une infection contractée lors d’un séjour au sein d’un hôpital, d’une clinique ou tout autre établissement de soins. Absente à l’admission, elle se déclare généralement quelques jours après.
Malgré des protocoles d’hygiène rigoureux, des micro-organismes tels que l’Escherichia coli, le Staphylococcus aureus, l’Enterococcus faecalis ou le Pseudomonas aeruginosa circulent auprès de patients souvent fragiles, susceptibles de les contracter plus facilement.
Les 5 principaux modes de transmission
Les infections nosocomiales se transmettent le plus souvent par contact direct ou indirect avec des agents infectieux via :
- Les mains : vecteur majeur de contamination, un lavage ou une désinfection insuffisante favorise la circulation des germes entre patients, soignants et surfaces.
- Les surfaces : poignées de porte, lits, tables de repas ou équipements médicaux peuvent héberger bactéries et virus. Les contacts répétés favorisent leur propagation.
- Les gestes de soins : certains actes médicaux, comme les injections, les pansements ou les interventions chirurgicales, créent des portes d’entrée via la peau et les muqueuses.
- Les dispositifs médicaux invasifs : cathéters, sondes urinaires ou respirateurs favorisent également une colonisation bactérienne lorsqu’ils restent en place plusieurs jours.
- Les gouttelettes dans l’air : émises lors de toux, d’éternuements ou lorsque l’on parle, elles se déposent rapidement sur les muqueuses ou les surfaces proches. Sans compter qu’elles peuvent aussi rester en suspension dans l’air plus longtemps et se déplacer sur des distances plus importantes.
La prévention repose sur une vigilance collective, associant hygiène rigoureuse et respect des consignes médicales afin de protéger la santé des patients.