La déglutition mobilise plus de trente muscles et plusieurs nerfs crâniens, sous le contrôle étroit du système nerveux central. Le processus débute au niveau du cortex cérébral, qui initie volontairement l’acte d’avaler, puis se poursuit de façon réflexe grâce aux centres bulbaires. Langue, muscles oraux, pharynx et œsophage interviennent successivement pour assurer la progression sécurisée du bol alimentaire vers l’estomac, tout en protégeant les voies respiratoires. La moindre altération neurologique, musculaire ou anatomique — qu’elle soit liée à l’âge, à une pathologie ou à un traumatisme — peut désynchroniser cette mécanique fine et provoquer des troubles de la déglutition, parfois graves.
Mieux vaut prévenir !
Même discrets, ces troubles de la déglutition méritent une attention particulière. Ils engendrent dénutrition, déshydratation et infections pulmonaires.
Un dépistage précoce reste indispensable. Adapter les textures, adopter une posture bien droite, ralentir le rythme des repas et recourir à la rééducation orthophonique restaurent la sécurité alimentaire.
Comprendre les mécanismes de la déglutition, c’est intervenir avant la fausse route, prévenir des complications évitables, voir même l’accident.