En diététique, l’indice de satiété (IS) mesure la capacité d’un aliment à procurer une sensation d’assouvissement. Mis au point par la chercheuse Susanna Holt et son équipe de l’Université de Sydney, cet indicateur repose sur des tests comparant différents aliments pour un même apport énergétique, fixé à 240 kcal. Le score final, compris entre 0 et 500, reflète la durée et l’intensité du rassasiement. Plus l'effet satiétogène est bas et plus le besoin de manger rapidement entre deux repas se fait ressentir.
Comment se calcule-t-il ?
Pour déterminer l'indice de satiété d'un aliment, il faut avant toute chose prendre en compte son apport calorique et ses valeurs nutritives et énergétiques en glucides, en lipides et en protéines. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas parce qu’un aliment est très calorique, qu’il a un indice de satiété élevé.
Les études ont révélé que la pomme de terre bouillie possède un pouvoir rassasiant trois fois supérieur au pain blanc. Les aliments riches en eau, fibres et protéines, comme les légumineuses ou les œufs, affichent également des indices élevés, contrairement aux produits sucrés ou ultra-transformés.
L’indice de satiété constitue un outil stratégique pour structurer ses repas et limiter les prises alimentaires impulsives et autres grignotages. Toutefois, il doit s’inscrire dans une approche globale, tenant compte du mode de vie, du plaisir alimentaire et des besoins individuels.