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Publié le 19/03/2026 | La Rédaction

Médecine générale

Autisme chez les jeunes : Repérer plutôt, agir plus vite

La Haute Autorité de Santé actualise ses recommandations concernant les troubles du spectre de l’autisme (TSA) dès les premières années de vie. L’objectif ? Améliorer le repérage précoce, coordonner les interventions, soutenir les familles. Faisons le poi

Retard de langage, regard fuyant, interactions atypiques, comportements répétitifs… les troubles du spectre de l’autisme (TSA) regroupent des troubles du neurodéveloppement impactant notamment la communication, les interactions sociales ainsi que certains comportements.

Les premiers signes apparaissent le plus souvent avant l’âge de trois ans, parfois dès les premiers mois de vie. Pourtant, le diagnostic reste souvent tardif. Ce décalage retarde la mise en place d’un accompagnement adapté, alors même que les premières années constituent une période clé pour le développement de l’enfant.

Afin d’améliorer le repérage et la prise en charge, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié de nouvelles recommandations. Son ambition : identifier les signes le plus tôt possible, y compris chez le nourrisson, puis instaurer un accompagnement précoce, coordonné et personnalisé pour soutenir au mieux le développement de chaque enfant.

Les signes évocateurs qui doivent alerter selon l’âge

  • Chez le nourrisson (0-12 mois) : peu ou pas de sourire (vers 2-3 mois), contact visuel rare ou fuyant, peu de réactions aux interactions (gazouillis limités, échanges pauvres), intérêt faible pour les visages ou les voix…
  • Chez le jeune enfant (12-24 mois) : absence de réponse au prénom, absence ou retard de babillage puis de premiers mots, difficultés à partager l’attention, réactions inhabituelles aux sons, aux textures ou à la lumière.
  • Chez l’enfant (2-5 ans) : retard ou absence de langage, difficultés à entrer en relation avec les autres enfants, jeux répétitifs ou intérêts restreints et envahissants, besoin de routines très strictes, réactions fortes aux changements, mouvements répétitifs (balancements, battements de mains).

Intervenir tôt

Face à ces signes, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de mettre en place des actions dès les premiers repérages, sans attendre un diagnostic formel. Elle préconise de :

  • Débuter des interventions précoces, développementales et comportementales, ciblant la communication, les interactions sociales, la motricité, l’autonomie et la sensorialité ;
  • Établir un accompagnement global, coordonné et pluridisciplinaire, associant professionnels de santé, secteur médico-social et éducatif ;
  • Adapter régulièrement les interventions, avec une évaluation de leur efficacité dans le temps ;
  • Impliquer étroitement les parents, en reconnaissant leur rôle et leur expertise dans le suivi de l’enfant.

Ce suivi personnalisé vise à mieux répondre aux besoins de chaque enfant et à soutenir son développement au quotidien.

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