Affection neurologique chronique, la maladie de Parkinson altère progressivement les mouvements. Tremblements, raideur et lenteur des gestes dégradent la qualité de vie. Si les traitements médicamenteux permettent souvent de contrôler les symptômes dans un premier temps, leur efficacité peut diminuer au fil du temps ou entraîner des effets indésirables.
Quand envisager la stimulation cérébrale profonde ?
Lorsque les traitements ne parviennent plus à contrôler la maladie ou provoquent des effets secondaires difficiles à supporter, la stimulation cérébrale profonde peut être envisagée. Cette technique consiste à implanter, sous anesthésie locale, de fines électrodes dans des zones précises du cerveau. Reliées à un stimulateur placé sous la peau, le plus souvent au niveau du thorax, elles envoient des impulsions électriques afin de moduler l’activité neuronale. En régulant les signaux anormaux à l’origine des troubles moteurs (tremblements, rigidité, lenteur des mouvements), elles améliorent ainsi la qualité de vie des patients.
Un réglage progressif sur mesure
Après la pose, le stimulateur est réglé progressivement afin d’optimiser les bénéfices. Ce paramétrage peut prendre plusieurs semaines pour trouver le bon équilibre entre efficacité et tolérance. Un suivi régulier reste indispensable pour ajuster à la fois le traitement médicamenteux et les paramètres de stimulation.
Qui peut en bénéficier ?
Pour être admissibles, les patients doivent répondre à des critères précis, évalués lors d’un bilan médical approfondi. Celui-ci comprend une évaluation neurologique, neuropsychologique et parfois une imagerie cérébrale, afin de confirmer le diagnostic et d’écarter d’éventuelles contre-indications. Sont notamment pris en compte la réponse aux traitements, la présence de fluctuations motrices ou de dyskinésies, ainsi que l’état cognitif du patient. L’objectif est de s’assurer que cette technique apportera un réel bénéfice sur les symptômes et la qualité de vie.
Sans guérir la maladie, la stimulation cérébrale profonde permet de diminuer les tremblements, d’améliorer la mobilité et parfois de réduire les traitements. Bien encadrée, elle contribue à préserver l’autonomie et à retrouver une certaine qualité de vie.