L'accident vasculaire cérébral, couramment appelé AVC, est une urgence médicale absolue. Il survient lorsque la circulation sanguine dans le cerveau est brutalement interrompue, soit par un caillot qui bouche une artère, soit par la rupture d'un vaisseau sanguin. Dans ce second cas, on parle parfois d'anévrisme cérébral rompu. Dans les deux situations, chaque seconde sans prise en charge entraîne la destruction de millions de neurones. Agir vite, c'est agir bien.
Reconnaître les signes d'alerte : le test VITE
Les autorités de santé ont mis au point un moyen simple pour identifier rapidement un AVC : le test VITE. Ce sigle résume les quatre signes à rechercher immédiatement :
- V comme Visage : un côté du visage s'affaisse ou est paralysé, le sourire est asymétrique.
- I comme Incapacité : un bras reste en dessous de l'horizontal lorsqu'on demande à la personne de lever les deux bras.
- T comme Trouble de la parole : les mots sont incompréhensibles, la personne ne parle plus ou bafouille de façon inhabituelle.
- E comme Extrême urgence : si l'un de ces signes est présent, on appelle le 15 sans attendre.
D'autres signes doivent également alerter : une perte de vision soudaine d'un ou des deux yeux, des maux de tête d'une violence inhabituelle, une perte d'équilibre brutale ou un engourdissement d'un côté du corps. Ces symptômes, même s'ils disparaissent en quelques minutes, ne sont jamais anodins.
Que faire en cas de suspicion d'AVC ?
Face à une personne présentant ces signes, voici les gestes à adopter sans délai :
- Appeler immédiatement le 15 (SAMU) et décrire précisément les symptômes observés.
- Ne pas donner à manger, à boire, ni aucun médicament à la personne.
- Allonger la personne ou la laisser dans la position où elle se trouve si elle est consciente, en évitant tout mouvement brusque.
- Si la personne est inconsciente mais respire, la placer en position latérale de sécurité (PLS).
- Rester auprès d'elle jusqu'à l'arrivée des secours et noter l'heure d'apparition des premiers symptômes. Cette information est précieuse pour les médecins.
Ce qu'il ne faut surtout pas faire
Certains réflexes, aussi bien intentionnés soient-ils, aggravent la situation. Il ne faut pas laisser la personne marcher seule pour rejoindre une voiture, ne pas attendre de voir si les symptômes s'améliorent d'eux-mêmes, et ne jamais administrer de l'aspirine sans avis médical, car selon le type d'AVC, ce médicament aggrave les saignements.
Après l'urgence : prévenir une récidive
Une fois la crise passée, la prévention devient la priorité. L'hypertension artérielle, le diabète, le tabac et la fibrillation auriculaire figurent parmi les principaux facteurs de risque d'AVC. Un suivi régulier, une bonne observance des traitements et quelques ajustements du mode de vie réduisent significativement le risque de récidive. Votre pharmacien est un interlocuteur de confiance pour vous accompagner au quotidien dans cette démarche de prévention 💙.
N'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien pour faire le point sur vos facteurs de risque cardiovasculaire et les traitements qui vous sont prescrits.