Chaque année, le mois de novembre est l'occasion de passer à l'action et de dire stop au tabac. Pour vous accompagner dans cette démarche, les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif de remboursement des substituts nicotiniques. Voici l'essentiel à retenir pour en profiter pleinement.
Pourquoi utiliser des substituts nicotiniques ?
Lorsque vous arrêtez de fumer, votre organisme continue de réclamer la nicotine à laquelle il s'est habitué. Les substituts nicotiniques apportent cette nicotine sans les substances toxiques de la combustion du tabac. Ils réduisent les envies de fumer et atténuent les symptômes de manque, comme l'irritabilité, les troubles du sommeil ou les difficultés de concentration. Les études sont claires : leur utilisation augmente significativement les chances de réussite d'un sevrage tabagique.
Quelles formes sont disponibles ?
Il existe plusieurs type de substituts nicotiniques, chacun ayant ses particularités :
- Les patchs (dispositifs transdermiques) : à coller sur la peau, ils diffusent la nicotine de façon continue sur 16 ou 24 heures.
- Les gommes à mâcher : à utiliser dès qu'une envie de fumer survient, elles libèrent rapidement la nicotine.
- Les pastilles et comprimés à sucer : discrets, ils conviennent aux situations où l'on ne souhaite pas mâcher.
- Les inhaleurs et sprays buccaux : ils reproduisent le geste de fumer et agissent rapidement sur le besoin.
Certains fumeurs associent un patch, pour le fond, à une forme orale pour les envies ponctuelles. Cette combinaison constitue un précieux atout dans les premières semaines de sevrage.
Qui bénéficie du remboursement et à quelle hauteur ?
Depuis 2019, l'Assurance Maladie rembourse les substituts nicotiniques à hauteur de 150 euros par an et par bénéficiaire, sans avance de frais dans de nombreuses pharmacies. Ce dispositif concerne :
- Tous les assurés sociaux, quel que soit leur âge à partir de 18 ans.
- Les femmes enceintes, pour lesquelles le remboursement est intégral et sans plafond de montant.
- Les jeunes de 13 à 17 ans, également pris en charge à 100 %.
Pour en bénéficier, il suffit d'une prescription médicale, qu'elle soit établie par votre médecin, votre sage-femme ou votre pharmacien, car ce dernier est désormais habilité à prescrire ces traitements de première intention.
Comment choisir le bon substitut ?
Le choix du substitut dépend de votre consommation quotidienne de cigarettes, de vos habitudes et de vos préférences. Un fumeur de moins de dix cigarettes par jour n’aura pas les mêmes besoins ni le même accompagnement qu’un gros fumeur consommant deux paquets par jour. La durée du traitement varie en général de trois à six mois. Il ne faut pas sous-doser : un manque de nicotine trop prononcé fragilise la motivation et augmente le risque de rechute.
Notre rôle à vos côtés
Nous sommes là pour vous accompagner à chaque étape. En novembre comme tout au long de l'année, nos pharmaciens prennent le temps de faire le point avec vous sur votre consommation, de vous orienter vers le substitut le mieux ciblé pour votre cas et de surveiller avec vous l'évolution du traitement. N'attendez plus ! Venez demander conseil à votre pharmacien et franchissez le premier pas vers une vie sans tabac.